Une enquête auprès de 7 200 adultes montre que 7 % ont subi des abus par images générées par IA
L'étude menée par RMIT avec des chercheurs de Google aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie montre que les hommes le signalent deux fois plus que les femmes, qui en subissent des effets plus graves.
Pourquoi c’est important
Le débat sur les deepfakes sexuels s'est surtout focalisé sur les célébrités ; cette enquête mesure l'ampleur du préjudice chez les adultes ordinaires. Sur plus de 7 200 personnes dans trois pays, environ une sur 15 a vu une image intime créée, partagée ou menacée de diffusion sans consentement, et près de 87 % d'entre elles en ont subi des effets sur leur santé, leurs relations, leur travail ou leurs finances. L'autrice principale, Nicola Henry, y voit un appui au devoir de vigilance numérique proposé en Australie. À suivre : son usage par les régulateurs.
Faits clés
- Plus de 7 200 adultes interrogés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie
- 7 % ont subi des abus par images générées par IA depuis leurs 18 ans
- Près de 87 % des victimes signalent au moins un impact
- Hommes 10,2 % contre femmes 3,8 %
- Dirigée par la professeure Nicola Henry (RMIT) avec le soutien de Google